Extrait

Un bon air de balade

Vous êtes peut-être des bords de la Moselle ou des rives du Madon. Très loin des rondes tours du château de Haroué ou de la flèche torsadée de ce « pot de chambre lorrain » qu’est Vézelise. Vous observez le flot ininterrompu au contrebas de l’autoroute A 31 ou encore de la N 57. Vous demeurez, qui sait, dans le Haut-Saintois, ou vous êtes résidents de la poignée de villages que le département des Vosges nous a prêtés. Alors vous êtes bien de cette terre bénie des Dieux et meurtrie par l’histoire, le Saintois.

Si vous en êtes, vous y êtes bien.
Démarrons par Flavigny-sur-Moselle, début du voyage, représenté par son prieuré.
La bourgade ne fait pas partie du territoire que l’on a déterminé, mais appartient au canton de Saint-Nicolas-de-Port où repose une partie du saint-patron vénéré des Lorrains.
Descendons maintenant entre Moselle et canal, par l’ancienne route Nationale devenue départementale 157 jusqu’à Gripport, porte des Vosges. Laissons Claude le Lorrain à quelques encablures sur l’autre rive de la Moselle, à Chamagne, où Montauban chez nous, écart de Bainville-aux-Miroirs, sert de vigie.
Bifurquons ensuite brusquement vers le sud-est en récupérant les communes vosgiennes de Hergugney, Battexey et Marainville-sur-Madon où le père de Frédéric Chopin n’envisageait pas encore des ouvertures « Polonaises » en laissant ce petit clocher d’Avrainville derrière les limites du canton de Charmes.
Annexons pacifiquement ensuite et plein sud, ces autres villages du canton de Mirecourt en cueillant au passage Boulaincourt, Blémerey et Chef-Haut.

Gripport (54)
Touchons le sud du canton de Colombey-les-Belles, puis rendons-nous en pays de Châtenois, dans les Vosges toujours, en happant au passage Vicherey, Maconcourt, Pleuvezin, Aroffe et Soncourt.
Laissons sur le côté, mais sans l’abandonner tout de même, le territoire de Gémonville, curieusement immatriculé 54, mais enchâssé dans un repli du territoire boisé de la Vôge.
Accompagnons pendant un bon moment l’autoroute A31 jusqu’à Allain sans y pénétrer.
Prenons par le bras les villages de Thuilley-aux-Groseilles, Viterne, mais sans Maizières qui fut jadis « les Toul ».
Oublions volontairement de nous arrêter à Bainville-sur-Madon avec son centre de soins moderne, Jacques-Parisot. N’omettons néanmoins pas de parler d’un autre Jacques, Callot celui-ci, qui s’en était enfui il y a fort longtemps, très jeune, pour vivre quelque temps en Italie et s’y abreuver picturalement.
Remontons sur Frolois, perché sur sa falaise, dominant la rivière du Saintois pour rejoindre notre point de départ, au niveau de la voie rapide menant à Epinal où se trouve le phare Nord de nos limites, la ferme du Point du Jour sur le territoire de Ceintrey.